Bout de canapé, sellette, chevet : bien choisir sa pièce d'appoint
C'est la pièce qu'on n'avait pas planifiée et qui finit par tout tenir : le livre du soir, la tasse du matin, la plante qui cherchait sa place. La pièce d'appoint est le meuble le plus polyvalent d'un intérieur — à condition de la choisir pour l'usage, pas seulement pour la photo.
Première question : la hauteur. En bout de canapé, visez à quelques centimètres sous l'accoudoir — le geste de poser un verre doit rester naturel, sans viser. En chevet, alignez-vous sur le haut du matelas. En sellette, tout est permis : c'est l'objet posé dessus qui décide, et une hauteur inattendue crée justement le relief.
Forme ronde ou ligne franche ?
La forme se choisit selon le passage. Un plateau rond — comme TANAH, notre pièce circulaire — adoucit un angle de circulation et pardonne les tibias pressés. Les lignes franches — ASA et son assise rectangulaire, NAGA et sa triple courbe, OMBAK et son cœur évidé, WAKTU et sa torsion — structurent un mur, un couloir, un pied de fenêtre. Rond pour fluidifier, rectiligne pour affirmer.
« Un bon meuble d'appoint ne remplit pas un vide : il crée un endroit. »
Pensez ensuite au nomadisme. C'est la grande qualité d'une pièce taillée dans la masse : assez compacte pour suivre la vie de la maison — assise d'appoint quand les amis débordent du canapé, chevet l'hiver, sellette près de la fenêtre l'été — et assez lourde pour être stable partout. Un meuble d'appoint qui ne sert qu'à un endroit est un meuble à moitié utilisé.
Enfin, la matière. C'est la pièce qu'on touche le plus et qu'on regarde de près : un bois massif au veinage réel y prend tout son sens, là où un panneau plaqué se démasque vite. Choisissez une pièce dont chaque exemplaire est unique — elle ne meublera pas seulement un coin, elle l'habitera.
Cinq tempéraments, un seul bloc
TANAH, ASA, NAGA, OMBAK, WAKTU : cinq pièces d'appoint en suar massif, sculptées à la main à Jepara. Aucune n'existe en deux exemplaires identiques.
Rencontrer les cinq



